• Géographie de l’oubli : Une mémoire traumatique

    Avec « Géographie de l’oubli » Raphaël Sigal signe un récit atypique sur les difficultés de transmettre la mémoire traumatique. 

    Ressentant l’urgence de connaître son histoire familiale, celle d’une grand-mère née en Allemagne en 1927, dont les silences sont plus envahissants que les « mémoires fictionnelles sur la Shoah, l’auteur tente de récolter des bouts de son histoire « sans histoire », même si en « surface il y a des traces infimes ».

    Un livre qui suit le cheminement des réflexions sur l’écriture impossible d’une parole inexistante. Le lecteur partage les interrogations d’un écrivain sur l’écriture du livre qu’il tente d’écrire : une écriture confrontée aux souvenirs d’une mémoire silencieuse doublée d’une mémoire déformée par Alzheimer : la  Shoalzheimer ».

    Comment écrire le récit d’une personne dont « on ne peut se fier aux mots » ? D’une grand-mère bavarde et silencieuse, qui parle mais ne dit pas » ?

     Dix ans pour écrire un livre entrecoupé de silences, de doutes mais qui au final propose le portrait affectueux d’une survivante de la Shoah.

    Un livre dans lequel le lecteur peut se reconnaître par les « trous béants » du récit familial. Une performance littéraire certaine! Coup de coeur littéraire 

    • Géographie de l’oubli, Raphaël Sigal. Ed.  ROBERT LAFFONT , Collection Pavillons 17.00 €

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